oddball
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Most true stories resonate through the ages. Think of Homer's tales, and the great drama of Shakespeare. the great drama

Yes, the wound we bear is common and loneliness haunts the land. haunts the land the land haunts I don't know if a screenplay would address the love and suffering you've lived,but perhaps poetry does.

address the poetry we've loved. we ve lived. haunted the address we 've become

poetry works become
Poetry works for me.
I once thought  
I once thought I had been branded,
but you know I got 



but you know, I got past her past her her past past her 
and time time


and time I saw that branding was a moment, 
 branding a moment

a moment      moment            moment



a vivid and existential one, but not something that had to remain.
As for that well  it's odd and from time to time I've come across real 

                        


          people with true stories
                             true stories true stories 
                                               true true true 






Stay in touch if you like  _ you write well, and it was  a pleasure to read you.
t

o read you the way stay i n touch you something real across 

you and your body your body your you body stay body you 




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_________________________________________________dada diachronic continues her story.she's BC to her AD.

dada _______________________________

dandy ~ standing


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Standing on your  your head your head head standing on your heart your heart heart heat looking for you. Bright! brilliant, and well read. O charming ones.
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charminghead standing stand  
looking charming heart stan ~

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Breton Breton Breton et ...

Ma femme à la chevelure de feu de bois
Aux pensées d’éclairs de chaleur
À la taille de sablier
 

Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre

Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d’étoiles de dernière grandeur
Aux dents d’empreintes de souris blanche sur la terre blanche
À la langue d’ambre et de verre frottés
 


Ma femme à la langue d’hostie poignardée
À la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux
À la langue de pierre incroyable
 

Ma femme aux cils de bâtons d’écriture d’enfant
Aux sourcils de bord de nid d’hirondelle


Ma femme aux tempes d’ardoise de toit de serre
Et de buée aux vitres


Ma femme aux épaules de champagne
Et de fontaine à têtes de dauphins sous la glace
 

Ma femme aux poignets d’allumettes
Ma femme aux doigts de hasard et d’as de cœur Aux doigts de foin coupé Ma femme aux aisselles de martre et de fênes De nuit de la Saint-Jean De troène et de nid de scalares Aux bras d’écume de mer et d’écluse Et de mélange du blé et du moulin Ma femme aux jambes de fusée Aux mouvements d’horlogerie et de désespoir Ma femme aux mollets de moelle de sureau Ma femme aux pieds d’initiales Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent Ma femme au cou d’orge imperlé Ma femme à la gorge de Val d’or De rendez-vous dans le lit même du torrent Aux seins de nuit Ma femme aux seins de taupinière marine Ma femme aux seins de creuset du rubis Aux seins de spectre de la rose sous la rosée Ma femme au ventre de dépliement d’éventail des jours Au ventre de griffe géante Ma femme au dos d’oiseau qui fuit vertical Au dos de vif-argent Au dos de lumière À la nuque de pierre roulée et de craie mouillée Et de chute d’un verre dans lequel on vient de boire Ma femme aux hanches de nacelle Aux hanches de lustre et de pennes de flèche Et de tiges de plumes de paon blanc De balance insensible Ma femme aux fesses de grès et d’amiante Ma femme aux fesses de dos de cygne Ma femme aux fesses de printemps Au sexe de glaïeul Ma femme au sexe de placer et d’ornithorynque Ma femme au sexe d’algue et de bonbons anciens Ma femme au sexe de miroir Ma femme aux yeux pleins de larmes Aux yeux de panoplie violette et d’aiguille aimantée  

 







Ma femme aux yeux de savane Ma femme aux yeux d’eau pour boire en prison Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache Aux yeux de niveau d’eau de niveau d’air de terre et de feu


Aux doigts de foin coupé
Ma femme aux aisselles de martre et de fênes
De nuit de la Saint-Jean

De troène et de nid de scalares
Aux bras d’écume de mer et d’écluse
Et de mélange du blé et du moulin

Ma femme aux jambes de fusée
Aux mouvements d’horlogerie et de désespoir


Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d’initiales
Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent


Ma femme au cou d’orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d’or
De rendez-vous dans le lit même du torrent
Aux seins de nuit


Ma femme aux seins de taupinière marine


Ma femme aux seins de creuset du rubis
Aux seins de spectre de la rose sous la rosée


Ma femme au ventre de dépliement d’éventail des jours
Au ventre de griffe géante


Ma femme au dos d’oiseau qui fuit vertical
Au dos de vif-argent
Au dos de lumière
À la nuque de pierre roulée et de craie mouillée
Et de chute d’un verre dans lequel on vient de boire



Ma femme aux hanches de nacelle
Aux hanches de lustre et de pennes de flèche
Et de tiges de plumes de paon blanc
De balance insensible


Ma femme aux fesses de grès et d’amiante
Ma femme aux fesses de dos de cygne



Ma femme aux fesses de printemps


Au sexe de glaïeul

Ma femme au sexe de placer et d’ornithorynque


Ma femme au sexe d’algue et de bonbons anciens
Ma femme au sexe de miroir


Ma femme aux yeux pleins de larmes
Aux yeux de panoplie violette et d’aiguille aimantée


Ma femme aux yeux de savane

Ma femme aux yeux d’eau pour boire en prison
Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache

Andre  Breton et autres pamplemousses